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Military Study A-973 - 275.ID - Generalleutnant Hans Schmidt

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Message  jeremiah29 le Jeu 14 Avr 2011, 20:01

Bonsoir !
Voici la MS # A-973 du Generalleutnant Hans Schmidt, Kommandeur de la 275.Infanterie-Division. Elle est la suite chronologique de la MS # A-975 et relate les combats en Normandie.

Partie III.
Percée près de Saint-Lô (25 au 30 juillet 1944)

Au 24 juillet 1944, la disposition de la Division était telle que la Kampgruppe Heinz était affectée sur l'aile droite de la Panzer-Lehr-Division. Le GR.983 se trouvait dans la région de Canisy ; Le GR.985 au sud-est de Marigny à la disposition de l'Armee. Le I./GR.985 était subordonné à l'Armee. Le II./GR.985 était subordonné au II.FJK et opérait à l'est de la Vire, au sud de Saint-Lô. L'artillerie était subordonnée au LXXXIV.AK et - à l'exception du III.Abteilung qui se trouvait dans le secteur de la 5.FJD - opérait dans la région de Canisy. Le QG de la division était en poste dans une ferme au sud-ouest de Dangy.
Le 25 juillet, de lourds, précis et concentrés tirs d'artillerie commencèrent à nouveau. Le point principal de l'effort ce jour-là - même si à plus grande échelle que la veille - fut dans l'activité de la force aérienne de l'ennemi, qui participa aux préparatifs de l'offensive avec une extrême vigueur. Les bombardiers, comptés par centaines, couvraient la zone de combat par vagues. Nous eûmes l'impression qu'une offensive ennemie majeure était imminente. De fait, au matin de ce jour, l'ennemi attaqua tout le long du front avec un puissant soutien de ses forces blindées. Depuis la région de Amigny, il réussi à faire la première pénétration.
Là-dessus, l'Armee subordonna le GR.985 avec état-major, unités régimentaires (infanterie, artillerie et compagnie antichar) et I./GR.985 au LXXXIV.AK, pour être affecté dans le secteur de la Panzer-Lehr-Division, où l'ennemi avait concentré ses principales forces d'attaque. Le but de cette subordination était de renforcer le front et de construire une position de verrouillage sur la ligne générale Hébécrevon / La Chapelle-en-Juger.
Le II./GR.985 resta sous le contrôle du II.FJK, comme arrière-garde derrière l'aile gauche de la 352.ID.
L'engagement prévu du GR.985 ne fut pas effectué en raison de l'arrêt de tous les mouvements par l'aviation ennemie. Avec la Panzer-Lehr-Division, le régiment fut engagé dans la défense au nord-ouest de Marigny, constituant là une nouvelle ligne de défense.
Le GR.983 reçu l’ordre de se déplacer de la région de Canisy vers La Chapelle-en-Juger au cours de la nuit 25 au 26 juillet, afin de nettoyer la pénétration de l'ennemi près de Amigny, de concert avec la 353.ID.
Nous subîmes de lourdes pertes ce jour, mais toutes les unités de la division possédaient encore leur puissance de combat et étaient prêtes pour l'action.
Tôt le matin du 26 juillet, l'ennemi, appuyé par une importante artillerie, repris son offensive de grande envergure. Appuyé par de nombreux véhicules blindés, le point de l'effort principal fut de nouveau dirigé contre la Panzer-Lehr-Division, à laquelle la majeure partie de 275.ID était subordonnée. L'ennemi pénétra près de La Chapelle-en-Juger et se porta en avant du Mesnil-Amey vers Marigny. Le GR.985 qui avait été affecté au nord-est de cet endroit, fut contourné des deux côtés et presque éliminé après une forte résistance. En outre, près de Hébécrevon, des forces ennemies pénétrèrent et se percèrent jusqu'à Saint-Gilles. Le GR.983 fut rattrapé par cette poussée et fut également défait. Seules de faibles équipes de ces deux régiments réussirent à s'échapper en perçant vers l'arrière.
La coopération des forces terrestres ennemies, avec leurs avions, fut excellente et bénéficia du beau temps de ce jour là. Un déplacement des réserves fut impossible, seules des contre-attaques locales purent être réalisées, de sorte que les pénétrations ne purent pas être nettoyées. De ce fait, une situation dangereuse pour l'aile droite du LXXXIV.AK se posa dans les heures précédant midi le 26 juillet, vu que le GR.985 n'était plus disponible, mais avait dû être engagé pour nettoyer une pénétration sur l'aile gauche de la 352.ID à l’est de la Vire.
Au lieu des ailes de bombardiers, comme la veille, ce jour-là les chasseurs-bombardiers firent leur apparition de manière très désagréable. Nous eûmes l'impression que ces attaques de chasseurs étaient évidemment arrangées au préalable avec précision tant pour le lieu que le moment. Il n'y avait pas de route, pas de village, qui ne fut pas maintenu sans observation. Tous les mouvements, même dans la zone arrière, furent, par conséquent, paralysés ou, tout du moins, rendus difficiles et engendrant de nombreux blessés, les bombes à retardement furent aussi employées, lesquelles furent spécialement désagréable et causèrent des pertes.
Le 27 juillet, l'attaque fut poursuivie. Entre Marigny et la Vire, seules de faibles forces faibles furent disponibles pour la défense, lesquelles pour la plupart, furent envahies par les chars ennemis et défaites. Déjà, au début de l'après-midi, les colonnes ennemies avancées se trouvaient dans la région à l'est de Dangy. Mon QG divisionnaire pu être transféré à Pont-Brocard avec de grandes difficultés qui causèrent de nombreuses victimes.
Une nouvelle ligne de défense fut mise en place là le long de la rive sud du fleuve. Toutes les communications étaient détruites. Les communications ne purent être conservées que ce soit avec le Korps, avec des unités engagées dans les positions avancées ou avec nos voisins. Nous essayâmes d'obtenir des informations sur la situation des régiments en envoyant un officier d’état-major en mission spéciale, mais il fut fait prisonnier.
L'activité aérienne de l'ennemi augmenta dans l'après-midi, lorsque la percée fut effective. Les chasseurs prirent part aux actions au sol par le biais de bombardements et par des tirs de leurs armes. Même les personnes isolées se faisaient tirer dessus.
Le QG de l’état-major divisionnaire dans un verger à la lisière est de Pont-Brocard fut touché par deux bombes. Tous les véhicules et de nombreuses maisons furent touchés par des bombes incendiaires. La coopération entre les actions du sol et la force aérienne était excellente. Chaque fois qu’une résistance obstinée était rencontrée, l’aviation était bientôt là et poussait l'attaque en avant à nouveau. Chaque mouvement était bloqué. Cela continua sans interruption jusqu'à l'aube. Les déplacements des canons de mon artillerie divisionnaire, dans le secteur de la Panzer-Lehr-Division, où l'effort principal se trouvait toujours concentré, étaient pratiquement impossible. À l'exception de deux canons lourds et deux canons légers, tout fut mis hors de combat. Seuls les véhicules et les trains de ravitaillement situés au sud du ruisseau La Soulle, restèrent intacts. Le soir, l'ennemi s'était avancé jusqu'au ruisseau. En raison de la pression développée ici, nos positions à Pont-Brocard ne pouvaient être tenues plus longtemps. Les éléments restants de la 275.ID se replièrent par Notre-Dame-de-Cenilly pendant la nuit dans le but d’ériger une nouvelle ligne de défense dans la région de Hambye.
Le secteur de la Sienne à proximité de Hambye était bien adapté à la défense. Les rives du ruisseau sont raides et le ruisseau ne peut être franchi qu'aux points de passage. Tout d'abord, nous n'avions pas les forces nécessaires. La nouvelle ligne de défense avait été mise en place par les hommes de l'approvisionnement et des traînards, ainsi que par des équipes faibles, lesquelles avaient réussi se frayer leur chemin. Un mauvais contact avait même été maintenu à droite avec la Panzer-Lehr-Division, laquelle avait établi de nouvelles positions de défense sur les hauteurs au nord de Percy. La pression de l'ennemi vers le sud avait diminué. Nous eûmes l'impression que l'ennemi n'avait plus l'intention de pousser en avant dans cette direction, mais de constituer une simple ligne défensive, et continuerait l'attaque avec ses principales forces vers le sud-ouest.
Les forces de la 275.ID étaient battues. Ses unités avaient été subordonnées, bataillon après bataillon, à d'autres divisions, sans que l’état-major ne soit lui-même engagé. Les restes de la division combattaient en petits groupes dispersés. La puissance de combat de ces détachements, qui avaient subi de lourdes pertes et perdu la plupart de leurs équipements lourds, était faible. Il fallut quelques jours avant que les restes soient assemblés à nouveau sous mon commandement. Seule la Kampfgruppe Heinz, qui, depuis le 6 juin, avait été exclue de la division, par un hasard revint de nouveau à ma division. Sa force de combat ne comptait que 200 hommes, auxquels pouvaient s'ajouter 200 autres hommes, que l’Oberst Heinz avait subordonné à lui-même au cours de la bataille.
Le 28 juillet, la 352.ID, à laquelle la Kampfgruppe Heinz était aussi subordonnée, avait repris le secteur Hambye. L’état-major de la 275.ID fut relevé et transféré à Villedieu-les-Poêles. La division devait rassembler ses forces ainsi que les traînards d'autres divisions et les tenir prêts pour des actions renouvelées.
Depuis le 29 juillet, le poste de commandement de la division était situé à La Tondière, au nord-ouest de Villedieu.
Comme les trains du ravitaillement et les unités auxiliaires, qui avaient été cantonnés dans la zone arrière des communications, n'avaient pas été en mesure de rester en contact avec leurs unités engagées dans les lourds combats lourds du front, la confusion régnait ici. Elle était renforcée par des rumeurs, selon lesquelles l'ennemi avait non seulement percé à Saint-Lô, mais aussi sur la côte ouest, en direction du sud. Tout s’écoulait de l'ouest vers l'est et le sud-est afin d'échapper à la poche menaçante. La régulation du trafic et le cantonnement, institué par mon état-major fut donc une nécessité absolue. Tous les détachements et les traînards, rassemblés ici durant ces jours, furent dirigés vers leurs unités à nouveau, et les trains de ravitaillement alloués aux cantonnements à nouveau.
L'activité des chasseurs-bombardiers ennemis fut très désagréable durant cette période. Les grandes routes en particulier furent placées par eux sous contrôle permanent au cours de ces jours. Les trains de ravitaillement et de simples véhicules à moteur subirent de lourdes pertes. Le plus sûr et peut-être le seul remède contre eux était d'arrêter les véhicules de temps en temps, et moteur coupé, d’écouter les aviateurs ennemis. Ce n'est que de cette façon qu’il y avait une chance de trouver un couvert à temps. Lorsque l'avion apparaissait, tout devait être achevé, et tout mouvement arrêté. Chaque fois qu'un aviateur trouvait un véhicule, il était perdu. Le tir continuait jusqu’à ce que le véhicule ait pris feu. Les pertes purent être évitées aussi en évitant les grandes routes et en conduisant sur des routes secondaires, ou par un abondant et bien choisi matériel de camouflage. Sur ce, une sorte de sport se développa et de nombreux conducteurs en devinrent des experts.

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